Nana d'Emile Zola

15 février 2009

Présentation

Nana : neuvième roman du cycle des Rougon-Macquart d’Émile Zola. Il commence par paraître en feuilleton dans "le Voltaire" à la fin de 1879 avant d’être publié en volumes en 1880. Cette peinture d’une courtisane issue du milieu ouvrier a suscité des polémiques et connu un grand succès de librairie. L'histoire du roman commence en 1868.

Posté par jchavy à 17:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Dossier préparatoire

 

plan manuscrit Zola

Posté par jchavy à 17:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extraits

« Trois mois plus tard, un soir de décembre, le comte Muffat se promenait dans le passage des panoramas. La soirée était très douce, une averse venait d’emplir le passage d’un flot de monde. Il y avait là une cohue, un défilé pénible et lent, resserré entre les boutiques. C’était, sous les vitres blanchies de reflets, un violent éclairage, une coulée de clartés, des globes blancs, des lanternes rouges, des transparents bleus, des rampes de gaz, des montres et des éventails géants en traits de flammes, brûlants en l’air ; et le bariolage des étalages, l’or des bijoutiers, les cristaux des confiseurs, les soies claires des modistes, flambaient, derrière la pureté des glaces, dans le coup de lumière crue des réflecteurs ;  tandis que, parmi la débandade peinturlurée des enseignes, un énorme gant de pourpre, au loin, semblait une main sanglante, coupée et attachée par une manchette jaune. »

« Dès lors, le comte fit le guet à la porte même du théâtre. Il n’aimait pas attendre dans ce bout de couloir, où il craignait d’être reconnu. C’était, à l’angle de la galerie des Variétés et de la galerie Saint-Marc, un coin louche, avec des boutiques obscures, une cordonnerie sans clientèle, des magasins de meubles poussiéreux, un cabinet de lecture enfumé, somnolent, dont les lampes encapuchonnées dormait, le soir, dans une lueur verte ; et il n’y avait jamais là que des messieurs bien mis et patients, rodant parmi ce qui encombre une entrée des artistes, des soûleries de machinistes et des guenilles de figurantes. Devant le théâtre, un seul bec de gaz, dans un globe dépoli, éclairait la porte… Le comte poussait jusqu’à l’angle des deux galeries, orné d’un haut panneau de glace. Et là,  en s’apercevant, la mine grave, l’allure correcte, il éprouvait une honte mêlée de peur. »

Posté par jchavy à 01:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]